Le lundi 11 septembre 2023 avait lieu la première conférence de la saison 2023 – 2024 de l’Université Libre et Populaire de Fécamp. À cette occasion, Romain Marcoux, notre invité du jour nous a parlé de la façon dont nos actions individuelles contribuent à la transition écologique.
Dérèglement climatique et transition écologique, où en est-on ?
L’évolution des températures, la fonte des glaciers, le recul de la biodiversité ou encore la pollution de l’air, voici des constats que nous faisons. Entre le VIIIe siècle et le milieu du XIXe siècle, le climat est resté relativement stable. Mais à partir des années 1850, avec la Révolution industrielle, les températures ne font que monter.
Selon la NASA, entre 2002 et 2016, le Groenland a perdu 280 milliards de tonnes de glace. 3 milliards d’oiseaux ont disparu en Amérique du Nord. Depuis les années 1970, les populations de vertébrés ont perdu 60% d’individus. Le dérèglement climatique, ce sont aussi des tempêtes et des incendies, comme en Sibérie, en Amazonie, aux États-Unis, en France ou en Grèce. Tout appelle à commencer notre transition écologique.
Quels sont les causes de l’effet de serre ?
Lorsque le soleil émet de la lumière, une grande partie est réfléchie par l’atmosphère, et le restant est absorbé. C’est l’effet de serre. Il est utile pour le développement de la vie, car sans effet de serre, la température moyenne à la surface de la Terre serait de -18°C. Mais, aujourd’hui, il y a trop d’effet de serre.
Ce sont les gaz à effet de serre qui entraînent le dérèglement climatique actuel. Et la hausse de leur concentration dans l’atmosphère est incontestablement d’origine humaine, que ce soit pour le CO2, le méthane ou encore le protoxyde d’azote.
Les conséquences de l’inaction climatique
C’est en 1991, avec son premier rapport, que le GIEC pointe pour la première fois du doigt les activités humaines comme étant responsables du réchauffement climatique.
Dans son 3ème rapport, en 2001, le GIEC confirme à nouveau que le dérèglement est d’origine humaine et expose que le réchauffement s’accélère. La décennie 1990 à 2000 est la plus chaude jamais enregistrée.
Dans son rapport de 2023, le GIEC démontre que la température à la surface du globe s’est élevée de +1,1°C par rapport depuis 1850. Aujourd’hui, ce sont 3,5 milliards de personnes qui sont vulnérables, principalement dans les pays émergents d’Amérique du Sud et d’Afrique centrale et subsaharienne.
Avec l’acidification des océans et la désertification des sols, du fait des fortes chaleurs, l’alimentation et l’accès à l’eau potable seront un problème majeur dans les décennies qui viennent.
Nos actions individuelles peuvent-elles contribuer à la transition écologique ?
Les politiques n’ont pas pris conscience de l’urgence climatique. Il est donc important de voter pour des candidats qui mettent sont prêts à faire de la transition écologie une priorité.
En 2019 la Marche du siècle a réuni plus de 350 000 personnes dans la rue en France et plus de 2 millions de signataires de la pétition.
L’application Yuka permet à 12 millions d’utilisateurs de changer leur consommation et elle pousse les entrepreneurs à éliminer certains produits, à faire plus de bio et à proposer des produits des meilleures qualités nutritionnelles
Des actions qui peuvent payer, comme en juin 2016 avec l’interdiction de la pêche en eau profonde par l’Union européenne suite à une pétition qui a recueillie 900 000 signatures.
On constate aussi que les jeunes sont plus sensibilisés que les plus âgés aux enjeux écologiques.
Chaque individu ne devrait émettre au maximum que 2 tonnes de CO2 par an. Pour exemple, 1 tonne de CO2 ce sont 5 allers retour Paris/Nice en avion ; 10 km de voiture ; 17kg de viande de veau.
Pour aller plus loin, consultez le support créé par Romain Marcoux
